L'édito du Père Duroseau   

 

 

 

 

                 

            

Crimée: châtiment? (1)

La Crimée fait encore parler d'elle. La Russie, qui l'avait reprise aux Turcs, en 1774, n'a aucune envie de voir la malheureuse Europe, rongée par les scandales politiques, qui ne défend même pas ses peuples, d'une puissance discutable (il y a une Europe par pays), se mêler  de lui prendre son accès vers la Méditerranée. Les conflits catholiques romains et catholiques orthodoxes venant s'ajouter au problème. De 1853 à 1856, de drôles d'alliées: France , Angleterre et Turquie, vont essayer de faire la loi dans la Mer noire. Le reportage de guerre, avec ses premiers envoyés spéciaux, va redonner un second souffle, à une presse qui se cherche un lectorat fidèle.

Au XIXe siècle, une presse plus populaire, ne s’occupant pas de politique, et ne payant donc pas de taxe, propose au public, à un prix assez bas,  des journaux illustrés comme l’Univers Illustré, le Monde Illustré, l’Illustration, la Presse Illustrée…  Spécialisée dans le fait divers, elle passionne tout le monde et nous rappelle parfois les malheurs qui ont touché notre département. Relisons l’hebdomadaire la Presse Illustrée, dont la une du 10 juillet 1875, présente l’écroulement du pont de Tarbes.

Le général de Nansouty, observateur au Pic du Midi est témoin, fin juin, de fortes chutes de neige, suivies de pluies importantes, entraînant une brusque montée des eaux dans notre région. Hélas, l’absence du télégraphe, ne permet pas aux informations venues du Pic d’arriver assez tôt dans la vallée.

« Eboulement du pont de Tarbes – Le 23 juin au matin, une multitude de curieux, du haut du pont de Tarbes, observait les progrès de l’inondation en amont et en aval. Les flots se précipitaient avec furie contre les piles du pont, charriant des poutres, des arbres, des meubles et même du bétail. Les eaux envahissaient les prairies environnantes ; les gros arbres qui bordent la rivière tombaient un à un dans le fleuve et tournoyaient dans le courant qui les entraînait.

 Vers midi et demi, le pont était couvert de monde, lorsqu’un immense et lugubre craquement s’est fait entendre. A ce moment, le cri de sauve qui peut a retenti ; et toute cette foule s’est enfuie en tumulte, les uns vers Tarbes, les autres vers Séméac. Le pont s’est écroulé tout à coup, avec un fracas épouvantable. Deux ou trois arches du milieu se sont effondrées.

Un jeune homme qui a été précipité au moment de la chute des arches s’est sauvé miraculeusement. Aucune pierre ne l’a atteint et, bien qu’il ne sache pas nager, la rapidité du courant l’a porté vers un magasin de planches d’où on a pu le retirer à peu près sain et sauf. Ce jeune homme a déclaré que plusieurs personnes ont été précipitées dans le fleuve en même temps que lui.

Le pont de Tarbes datait d’un siècle et demi, et sa solidité, qui paraissait à toute épreuve, avait résisté à de nombreuses inondations. »

Cette crue exceptionnelle a touché plusieurs départements de notre région, et nous lirons bientôt la suite de cette terrible catastrophe.

Les archives départementales vont bientôt trouver un autre local, lit-on actuellement. Peut-être sera-t-il possible de prévoir une salle d’exposition pour rendre hommage aux grands personnages de notre région ou aux événements qui, depuis plusieurs siècles, se sont déroulés dans Midi-Pyrénées. Le général de Nansouty, météorologue avisé, n’était-il pas un ancien hussard et un brave à trois poils ?

 

 

 

 

  Retrouvez chaque semaine un article sur "400 ans de faits-divers" dans la Nouvelle République des Pyrénées et la Dépêche du Midi. Bientôt, un Augustin et un Conseiller de la ville de Toulouse vont perdre la tête pour une belle Portugaise...!!
       

     Tremblements de terre: l'Europe est-elle à l'abri?

 

 

    

 

 

 

 

COP 21, COP 21! On en parle beaucoup! Qui voudra réduire sa production alors que l'économie mondialisée va assez mal? En cause, les gaz à effet de serre! Produits par les avions, les usines, les camions, bateaux, automobiles et les vaches qui... bref!

L'automobile, justement, si on en parlait? Va-t-on vouloir revenir vers la traction animale? Pourquoi l'a-t-on remplacée?

Le Petit Journal, créé par Moïse Millaud, en 1863, roi des faits divers et du "moins cher", prix de vente 1 sou (10c d'euro), permit  aux ouvriers de lire un peu plus. Leur salaire, 100 sous par jour (10€) alors que le kilo de pain coûtait 3,60€, ne leur permettait pas d'acheter beaucoup de journaux.

Ce quotidien bon marché et son supplément illustré du dimanche, firent la joie des lecteurs avec ses Unes souvent accrocheuses. Mais le quotidien organisa aussi des épreuves sportives et des concours, tel celui d'août 1874:

"Les voitures sans chevaux - Le Petit journal a encore une fois le droit de s'enorgueillir et un immense progrès vient de s'accomplir. Depuis longtemps, on s'occupait à remplacer, pour la traction, les chevaux qui coûtent cher  à acheter et à nourrir, qui s'enrhument, glissent et s'emballent, dont les forces ont une limite. et laissent sur la route des traces de leur passage!

Déjà, on avait trouvé les locomotives, les machines routières et aussi les tramways à traction mécanique. Avouons en passant que sur ce point comme sur d'autres, nous sommes joliment en retard. C'est à peine si dans Paris, circulent quelques rares tramways électriques! Or, voilà pas mal d'années que j'ai vu pour la première fois dans la ville de Berne, de charmant omnibus à air comprimé, qui se conduisent sans secousse, sans bruit, sans accident.

Chez nous, on prétendit longtemps que les voitures à traction mécanique étaient complètement impossibles sous prétexte que les chevaux s'emballaient en voyant des voitures sans être traînées par des individus de leur espèce. Un humoriste proposa d'atteler alors aux nouveaux véhicules des chevaux empaillés pour ménager la susceptibilité des autres.

En dépit de la crainte de froisser les chevaux, on continua les études, mais les efforts étaient isolés, donc infructueux jusqu'au jour où Le Petit Journal eut l'idée de réunir tous ces inventeurs, de leur fournir le moyen de se comparer entre eux. Le succès a été immense. Les conditions imposées à la voiture étaient de ne pas présenter de danger, de se manier facilement pour les utilisateurs et de ne pas coûter trop cher sur la route (merci la TIPP).

Le prix de 5000F donné par Le Petit Journal a été partagé entre MM. Panhard et Levassor d'une part et  les fils de Peugeot frères. La morale de tout cela c'est que dans quelques temps, nous aurons tous notre voiture mécanique pour nous promener et faire nos courses et nos voyages. Les modèles coûtent encore un peu cher, mais on arriver à les construire à moindre frais.

                    

Le 18 juin 2013, les Pyrénées sont frappées par une inondation très importante. En 1875, le même phénomène emporta le pont de Tarbes et détruisit tout un quartier de Toulouse. En 1937, la ville de Lourdes, touchée par les dernières inondations, fut inondée sérieusement. Même la Vierge se retrouva les pieds dans l'eau. Voyez comment  la presse anarchiste présenta cette absence de miracle.

 

                  ELECTION DU PAPE: 1691!

Retrouvons le Conclave de 1691, réuni après la mort du Pape Alexandre VIII. Deux journaux, l’un français et l’autre hollandais, vont présenter le déroulement de cette sainte assemblée de façon assez différente :

GAZETTE de France, du 17 mars 1691 – De Rome, le 17 février 1691 : « Le 6 de ce mois, les obsèques du Pape Alexandre VIII furent continuées en l’Eglise Saint-Pierre… Ensuite, les Cardinaux élurent ceux qui auraient soin de la construction du Conclave… Puis les Cardinaux allèrent aux cellules qui leur étaient échues dans le Conclave… qui ne fut fermé qu’à minuit… Il y a, à présent, quarante Cardinaux. Le Cardinal Colonne en sortit hier, ayant été surpris d’un accès de fièvre fort violent…. »

GAZETTE du 14 avril 1691 – De Rome, le 17 mars : « Les Cardinaux Delsino, Durazzo, Ciceri et Giudici entrèrent le 12 au Conclave. Le Cardinal de Colonish arriva hier. Les Cardinaux français sont à Livourne : ils doivent être ici dans cinq ou six jours… »

GAZETTE du 21 avril 1691 – De Rome, le 24 mars : « Les Cardinaux Pignatelli, Caraffa et Cantemi arrivèrent ici le 16 de ce mois. Ils entrèrent le 20 mars au Conclave. Le Cardinal Spinola est toujours indisposé. Le Cardinal Carpegna a eu un accès de fièvre dans le Conclave… Le Cardinal de Médicis fit savoir, le 18, que l’Empereur avait nommé Ambassadeur Extraordinaire, le Prince de Lichtenstein… Les affaires du Conclave sont toujours dans le même état…»

MERCURE HISTORIQUE ET POLITIQUE (la Haye), avril 1691 – De Rome : « Nous n’avons point encore de Pape, et quoi que le Conclave ait déjà été assez long, il semble que les Cardinaux aiment mieux souffrir les incommodités de la clôture, que de convenir de l’élection. Il est vrai que quelques-uns attribuent cette longueur à l’absence des Cardinaux français et napolitains… Ces Cardinaux n’ont pas laissé d’aller tous les jours au scrutin, non pour élire un Pape, mais pour découvrir les différentes inclinations de tous. On a employé le reste du temps, chacun à faire son parti, et quelquefois même à se quereller lorsqu’on ne pouvait entraîner les autres dans son sentiment. Les Cardinaux Chigi et Ottoboni entre autres, ont failli en venir aux mains au sujet du Cardinal Barbarigo, qui était proposé par le premier, et à l’élection duquel le second s’opposait…

Divers membres sont sortis du Conclave, à cause de leurs incommodités, et après avoir respiré pendant quelques jours un air plus libre, et avoir recouvré leur santé, ils sont rentrés dans leurs cellules. Il est très constant que l’air étouffé du Conclave, et les incommodités qu’on y souffre, peuvent altérer la santé. On n’a qu’une chambre étroite, où il faut loger avec un Secrétaire et un ou deux Valets. Cette chambre n’est séparée de celle des autres Cardinaux que par des planches, en sorte que le mauvais air et la puanteur se communiquent facilement d’une cellule à l’autre.

Cependant, il arrive que les Prétendants à la Tiare jouent les malades, afin de mieux faire croire qu’ils n’ont pas longtemps à vivre, et que, si on les élit, ils laisseront bientôt la Chaire vide … »

Retrouvez le début de cet article sur le site de la Dépêche       

 

 

      

 
   

 

 

  

 Le 1er novembre 1755, Lisbonne est rayée de la carte par un tremblement de terre majeur, suivi d'un tsunami et du débordement de nombreuses rivières. Bilan: entre 60.000 et 80.000 morts et disparus. Heureusement que le Portugal, déjà ravagé en octobre 1530 par un séisme, n'avait pas de centrales nucléaires. Plusieurs pays voisins subirent ce fléau pendant de nombreux  mois. Retrouvez le reportage du Journal de Verdun sur cette catastrophe dans la Nouvelle République des Pyrénées et la Dépêche du Midi.

 

La Barthe-De-Neste. Pourquoi pas un musée de la presse ?

 

       Un enseignant  qui voudrait partager sa passion...

Passionné de tout ce qui a trait à la presse ancienne, Jean-Pierre Boudet, instituteur à La Barthe-de-Neste, aimerait bien que ses journaux locaux et nationaux aient une vitrine. Le groupe sagapresse qu'il a créé cherche depuis des années un lieu pour installer un musée de la presse. Depuis longtemps, ses demandes répétées auprès des instances officielles n'ont pas trouvé d’écho.

Pourtant, ce serait une innovation dans notre pays. En effet, si la plupart des pays européens ont un musée de la presse, la France, elle, n'en possède pas ! …

 

 

 

                        
   sagapresse propose pour les médiathèques, les musées ou les établissements scolaires une exposition modulable de 21 panneaux retraçant la saga de la presse française des origines à la naissance de la presse régionale, assortie de questionnaires de visite et d'ateliers pédagogiques.
Je vous parle  aujourd'hui du colloque consacré à Pierre Bayle, philosophe ayant vécu à l'époque d'un roi qui fit persécuter des Français souhaitant adopter une autre religion que celle de Rome. Louis VIV aima tellement la guerre qu'il la fit même à son peuple.

 

   

 

  Colloque "Pierre Bayle, héritier et médiateur de la liberté de conscience à l'âge classique" dans l'Ariège (09) les 16, 17 et 18 octobre 2009.

 De nombreux enseignants européens de l'université à l'école élémentaire sont venus parler de leurs études sur Pierre Bayle et débattre avec un nombreux public au Carla-Bayle. Merci à Philippe Fréchet et son équipe de bénévoles pour leur accueil. Trois journées bien enrichissantes rappelant l'affaire Servet, Bayle et les "Politiques", vertus des païens et des athées, Bayle et la Mothe Le Vayer, le libertinage érudit: Naudé et Bayle, , l'athéisme comme un défi, Pierre Bayle journaliste, Bayle et Spinoza, Bayle médiateur de la liberté de conscience, Bayle et Locke, Holberg lecteur danois de Bayle, le philosophe de Sans-Souci disciple de Bayle, Bayle et la liberté de conscience en Allemagne....

             

 Olivier Abel précise que Bayle est l'héritier de Calvin qu'il réhabilite et que ses ennemis présentaient comme un débauché. Bayle n'est pas réellement croyant. Calvin s'oppose à la superstition et à l'astrologie; il se méfie aussi des constructions théologiques et refuse la soumission aveugle aux autorités. Il faut revenir aux textes qu'il ne faut pas chercher toujours à clarifier. Bayle pense qu'un texte peut être interprété différemment...

 Philippe de Robert parle de Servet qui fut brûlé en 1553. Né à Saragosse, il étudie à Toulouse puis réinterprète la Trinité et critique le baptême. C'est un Réformateur radical. L'Inquisition le recherche. Il entretient une correspondance tendue avec Calvin et on l'arrête à nouveau à Genève où il réfute son hérésie. Les Protestants n'ont pas désapprouvé la mort de Servet. Bayle est indigné par cette exécution...

Luisa Simonetti insiste sur l'état de la France coupée en deux: une partie favorable à l'Espagne  qui a été amenée dans le pays par la Ligue et une autre composante du royaume contre àce pays. Bayle s'oppose au monarchisme intolérant et défend la liberté de conscience pour la paix de l'Etat. L'erreur est pardonnable. Dans un pays, il est dangereux qu'une religion s'attribue la suprématie ...

 Didier Foucault  cite les vertus attribuées aux païens et aux athées. Dans l'Antiquité, les philosophes grecs étaient de bons païens car ils s'étaient hissés à un haut niveau de morale. Au 17e siècles, les libertins érudits méritent également la grâce. On peut trouver de la morale dans les lois de peuples lointains qui semblent sauvages. Bayle concède que la religion peut domestiquer le peuple mais qu'elle donne aussi des choses abominables...

 Isabelle Moreau montre que selon certains auteurs, le Christianisme est intolérant. Chaque religion se dit la meilleure. Dans les Indes ou en Cochinchine, personne n'est torturé pour cause de religion. Le Christianisme se dit universel. Selon La Mothe Le Vayer ou Bayle, il faut admettre toutes les religions. La tolérance doit venir du politique. Le philosophe doit se montrer autonome par rapport à la religion...

 Lorenzo Bianchi déclare que Gabriel Naudé est un Bayle en puissance et que la pensée de Bayle se trouve au croisement de différents courants. Elle refuse tout système. Bayle se montre intéressé par Naudé et La Mothe Le Vayer qui sont des esprits épurés des doctrines périlleuses. Bayle critique aussi l'astrologie et la superstition qui peuvent remettre en question la stabilité politique. Bayle utilise les idées des libertins et des cartésiens pour condamner la magie...

 Victor Bedoya Ponte nous informe que les manichéens ont une idée du bien et du mal claire et qu'ils rejettent les arguments des Chrétiens. Pour eux, s'ils n'ont pas de preuves, le système est mauvais. Le système chrétien n'explique pas le bien et le mal. Bayle pense que les hommes qui restent manichéens ne sont pas bons et devraient s'intéresser aux Ecritures car Dieu a fait le monde mais c'est l'homme qui a introduit le mal...

 John Pedersen présente Holberg, lecteur de Bayle. Son nom revient souvent dans son œuvre et Holberg considère Bayle comme un grand penseur. Il ne doute pas de l'existence de Dieu et s'oppose à toute superstition. Holberg condamne l'intolérance sauf pour défendre la stabilité d'un Etat. Il refuse les hérétiques égarés et n'accepte pas la République athée. Aucun homme pieux et juste ne mérite le nom d'hérétique. Bayle fut pour Holberg un défi intellectuel et un danger...

 Eckart Birnstiel évoque Frédéric II le roi de Prusse qui rencontrait les beaux esprits comme La Mettrie, Maupertuis, Boyer d'Argens et discutait  avec eux de l'affaire Jurieu/Bayle. Jordan, son bibliothécaire, lui fit connaître Bayle. Le roi pense que Bayle a détruit la chimère des Antiques. Frédéric veut rendre la dialectique de Bayle plus connue et pense que ce n'est pas dans un dictionnaire qu'on étudie les grands esprits. Il est important de former le jugement des écoliers, pas d'empiler des connaissances. Le roi ne doute pas que Bayle soit le meilleur précepteur de la jeunesse et il différencie la politique de la religion...

                

Merci pour leur participation à Olivier Abel IPT de Paris, Philippe de Robert de l'université de Strasbourg, Luisa Simonutti de l'université de Milan, Didier Foucault de l'université du Mirail, Isabelle Moreau de l'University college de Londres, Lorenzo Bianchi de l'université de Naples, Winfried Schroeder de l'université de Marbourg, Henri Peña-Ruiz de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, Victor Bedoya Ponte de l'université de Séville, Jean-Pierre Cavaillé de l'EHESS de Paris, Antony Mackenna de l'université de Saint-Etienne, John Pedersen de l'université de Copenhague, Marie-Hélène Quéval de l'université du Mans, Eckart Birnstiel de l'université du Mirail, Jean-Pierre Boudet, école de la Barthe de Neste (65)...
               

 

 

 

 

Jean-Pierre Boudet prouve que la presse française a présenté les conversions forcées comme des miracles. L'effet dissuasif du logement des gens de guerre est à peine évoqué. Bayle, dans son journal, critique les violences faites aux Protestants, mais n' attaque jamais de front  Louis XIV. Il affirme qu'il est impossible de réconcilier les religions et que celle de Rome est incapable de sacrifier quelque chose pour la paix. D'autres journalistes réfugiés aussi en Hollande comme Gueudeville  seront très critiques envers le roi de France et l'accuseront de ne penser qu'à son avancement et à celui de sa famille au détriment du bonheur des Français...

 

 

 

Winfried Schroeder affirme que l'athéisme est un défi pour les pionniers de la liberté de penser. Une minorité de philosophes soutiennent l'athéisme. Bayle conteste la liberté limitée et affirme que l'homme n'agit pas avec ses convictions religieuses, mais avec ses principes innés. L'homme a une connaissance des principes vertueux indépendants de la religion. Spinoza est un athée aux mœurs réglés. Matias Knutsen fit scandale à l'université d'Iéna en rejetant la Bible, l'immortalité de l'âme et l'existence de Dieu. L'autorité divine est inutile...

Henri Peña-Ruiz évoque la fascination  de Bayle pour Spinoza. Leibnitz, qui déclare que Dieu est bon et veut éviter le mal, se montre très critique envers Bayle qui n'est pas tendre avec Spinoza. Bayle se dit sceptique par rapport à la foi et déclare que seul un Dieu envieux peut l'empêcher de prendre du plaisir. Pour Bayle, on ne doit pas faire de compromis avec la raison pour  se plier à la foi et à ses dogmes. Spinoza affirme que Dieu c'est la nature: le réel est une totalité productive de la nature de Dieu...

 Jean-Michel Gros démontre que chez Bayle, l'athéisme devient chose banale. L'athéisme peut être positif chez ceux qui refusent de croire. Pour Bayle, la religion chez l'homme se résume à une chose accidentelle. Un homme privé de religion reste encore un homme. Si les gens  se montraient plus vertueux, on n'aurait pas besoin de l'enfer, du paradis, des dieux. Dans le genre humain, on trouve ce qu'il faut comme sentiments sociaux. Bayle affirme que les athées sont aussi vertueux que les croyants qui souvent dissimulent leur nature. L'athée est le seul vertueux désintéressé...

 Jean-Pierre Cavaillé nous dit que le travail de Bayle, dans son dictionnaire, l'a fait accuser le libertinage et d'obscénité. Calvin introduit le terme de libertin au XVIe siècle. Il signifie que l'on revendique radicalement sa liberté de conscience. En méprisant le bien et le mal officiels, les libertins représentent un danger. Ils peuvent remettre en cause les Ecritures. Le dictionnaire enregistre les polémiques religieuses. Bayle qualifie Théodore de Bèze d'esprit fort. Les libertins d'esprit vivent bien. Bayle stigmatise les sectes qui mettent en avant les persécutions et la domination...

 Antony McKenna fait apparaître que Bayle, dans ses ouvrages, craint que les Huguenots ne puissent revenir en France à cause de la politique de certains d'entre eux comme Jurieu qui met en avant la foi comme goût mais refuse la tolérance de l'erreur. Jurieu dénonce la tolérance de Bayle qui peut conduire à ouvrir la porte aux Catholiques. Bayle remet en cause le pacte mutuel et ce que les Princes peuvent faire pour détruire la "fausse religion" comme  l'usage de la violence Jurieu accepte les punitions et encourage ainsi  les persécutions en France. Bayle perd son poste d'enseignant à cause de Jurieu.

 Marie-Hélène Quéval rappelle qu'en Allemagne, les Luthériens vont attirer les Calvinistes français dans le Brandebourg et à Berlin. En Saxe, on est catholique. Dans plusieurs Etats des incidents opposent catholiques et protestants. La religion catholique n'a pas effacé le crime. Gotche publie le dictionnaire de Bayle avec des notes. Cet auteur pense que le Prince doit éviter les conflits religieux. Tolérer ne veut pas dire se montrer indifférent. Il faut que les athées soient discrets. Les réactions à la publication du dictionnaire de Bayle en Allemagne sont mitigées mais on reconnaît son génie...

La presse à l'école c'est aussi le nouveau DEFI du CRDP de Grenoble auquel participe sagapresse.
 

L'actualité culturelle et populaire des départements à laquelle participe sagapresse...

Le musée de Luchon (31) et la BPT organisent pour les écoles de la région une exposition interactive SAGAPRESSE sur les origines de la presse française du 3 décembre au 10 décembre.. Lieu: musée de Luchon.

  

L'exposition sagapresse se trouve actuellement au musée Pierre Bayle en attendant le colloque des 16, 17 et 18 octobre 2009, consacré au philosophe et journaliste ariégeois du 17è siècle.

Semaine de la presse 2009: sagapresse a participé au colloque "Presse ancienne, presse actuelle" au lycée Théophile Gautier, mardi 24 mars 2009. Deux interventions se déroulèrent en classe de seconde et de première autour de la Une actuelle et de la Une ancienne de la presse régionale, mercredi 25 mars. Vendredi 27 mars, ce fut au tour des CM1 de la Barthe. Merci aux professeurs Gaston Fourcade, José Cubéro, Jean-Pierre Boudet et également à Jean-Louis Toulouse, rédacteur en chef de la Nouvelle République pour leur participation à cette opération. N'oublions pas Mr le Proviseur  et Mr le responsable du CDI, les classes de Mr Mur et de Mr Fourcade...
          

    

Retrouvez           l'expo SAGAPRESSE sur les origines de la presse au festival Livres et Plumes de Capvern-les-Bains le dimanche 12 octobre 2008  à Tarbes à la foire aux hobbies, les 8 et 9 novembre 2008.... avec une foule d'autres exposants, à la Barthe de Neste, au salon du Livre "Lire au village", le samedi 22 novembre 2008.

 

Découvrez sagapresse à la Foire aux Hobbies de Tarbes, les 8 et 9 novembre ainsi qu'à Lire au Village, la Barthe de Neste, le 22 novembre...

          La presse spécialisée: elle ne date pas d'hier!
                                     

 

De nos jours, la presse spécialisée compte de plus en plus de titres, durables ou non, grâce à l'apparition récente d'une civilisation qui laisse (laissait) un peu plus de place au temps libre. Chacun peut arriver à trouver une revue consacrée à sa passion, qu'il s'agisse de chasse, pêche, football, rugby, collection de timbres, montagne, histoire, économie ou voyages... Cette presse est-elle récente ou existait-elle aussi dans le passé?

 Découvrez son histoire sur       sagapresse3

 

Décollages réussis pour Atlantis et Labarthespace!

Le lendemain de l'envoi d'Atlantis, 24 fusées décollent du stade de la Barthe de Neste!

   

               Le père Duroseau a participé à la rédaction de l'ouvrage Bertrand Barère "Un parcours" en écrivant un chapitre de la vie du grand homme: Barère journaliste. Robert Lacrampe, José Cubero, Robert Vié, Maïté Bouyssy et Monique Certiat apportèrent aussi leurs lumières à la composition de ce livre qu'on peut se procurer à la Mairie de Tarbes. L'élan est vite retombé et ce n'est pas encore qu'un musée Bertrand Barère verra le jour. Pierre Bayle a le sien en Ariège. Nous avons celui de Foch. On ne peut pas tout avoir!

La vie de Bertrand Barère

                       

        

 

 Du 1er au 18 octobre 2003, à la médiathèque Louis Aragon de Tarbes,s'est tenue l'exposition sur les origines de la presse française et avec des ateliers de lecture et d'écriture, des projections...     

          

           LYCEE FRANCAIS DE BARCELONE ~ Ecole élémentaire. Cycle 3.
Suite à l'initiative de Mr VERGEZ, directeur de l'école élémentaire du lycée français de Barcelone, deux jours d'animations autour de la presse ont pu se dérouler les 27 et 28 mars 2003, grâce à l'aimable autorisation de Mme Pham Van, Proviseur, de Mr l'Inspecteur d'Académie des Hautes-Pyrénées, de Mr l'Inspecteur de l'Education Nationale de Lannemezan et à la présence de Mr Boudet, enseignant.

 
       

SPOUTNIK 1

 Il y a 50 ans déjà, le premier satellite artificiel fut mis en orbite autour de la Terre. Le père Duroseau vous propose une exposition de journaux de l'époque de la conquête spatiale en octobre au Festival Livres et Plumes.

                          

Semaine de la presse

Grâce à L'ARPEJ, les élèves peuvent étudier les Unes de 32 quotidiens régionaux et en dégager les propriétés. Etape suivante: relooker des Unes d'ancêtres de la presse à la manière actuelle...
        2009

Le premier salon du Livre "Lire au Village" s'est tenu à la Barthe de Neste, organisé par la BPT. Sagapresse a été heureux de participer à cette sympathique manifestation.

                     
 FESTIVAL LIVRES ET PLUMES 2008: Sylvie Fouché présente l'aventure de la presse et des journalistes féministes.

 

 
          

 Photos la Nouvelle République

 Très grande affluence à la Foire aux Hobbies de Tarbes. Le parc des expositions, rempli de passionnés...

               

 

 

       La revue consacrée aux journaux.

   

      

  Le numéro 89 du Petit Jour, bulletin des Amis des Journaux et Publications est paru. Vous y trouverez de nombreux articles sur la presse ancienne et actuelle. Le Père Duroseau vous a fait mijoter à petit feu sur son fourneau un article concernant la naissance de la presse spécialisée. Vous pouvez le réserver à L'AJOUREP

sagapresse participe à la rédaction du périodique en produisant des articles sur la presse ancienne.

 

   LA PRESSE REGIONALE: UNE NECESSITE !  

L'histoire de la presse régionale est pleine de rebondissements. Son apparition, au 18è siècle, correspond à une réelle attente des lecteurs de connaître les événements de leur région. Les éditions locales de la Gazette de Renaudot apportèrent des nouvelles du monde et de la France en général. Les lecteurs voulaient plus.

  " La province n'existe pas. Il y a des provinces différentes de traditions et d'intérêts, profondément défiantes de ce qui leur vient d'ailleurs, à la fois influencées par la capitale et en réaction contre elle. Il n'est pas juste de dire que la province emboîte le pas à Paris. Il n'est pas juste de dire que la province s'oppose à Paris. La province n'est pour Paris ni un renfort ni un adversaire; elle est autre chose"

  Georges Bidault, L'Aube, 24 avril 1935.

 Si vous avez des "Affiches régionales" à proposer, contactez-nous.

                

 

Sagapresse a activement participé à l'exposition organisée par la ville de Tarbes à l'occasion de la commémoration du 250è anniversaire de la naissance de Bertrand Barère en septembre2005, ainsi qu'à la rédaction du catalogue de la manifestation.

 

 

    UN PEU D'HISTOIRE!

Il n'est pas de meilleure chronique des nations que les journaux, là où ils ont été libres: les peuples qui n'ont pas eu de grand-livre où chaque citoyen ait pu retracer ce qu'il a vu, ce qu'il a entendu raconter, ce que lui ont appris ses investigations, ont soustrait leurs archives aux générations suivantes; là où ces sortes de répertoires quotidiens des faits et gestes de la tribu manquent, il ne peut exister de véritable histoire nationale, et l'historien futur se trouvera réduit à copier les écrivains à gages.

  C'est ainsi que sont accrédités ces mensonges, ces nombreuses erreurs dont fourmillent les ouvrages que nous ont laissés bien des historiens consciencieux, mais réduits à l'impuissance.

  Voyez avec quelle ardeur de laborieux hommes de lettres, des sociétés entières, organisées dans ce but honorable, fouillent aujourd'hui dans les vieilles chroniques, les chartes, les relations, les mémoires particuliers, pour tâcher de suppléer à l'absence des journaux ! 

  Quelle pitoyable histoire à lire que celle de la grande nation de France dans les périodes qui ne nous sont connues que par le récit des intrigues de cours, ou par les massacres, les dévastations, les brigandages auxquels donnaient lieu les querelles des rois ou des grands seigneurs...  ( Léonard Gallois, 1845 )

 

                   

Le père Duroseau a été heureux de participer en 2006 à l'élaboration du Dictionnaire des Conseillers Généraux  des Hautes-Pyrénées de 1800 à 2007, coordonné par Mrs le Nail et Giustiniani, directeurs des Archives départementales, sur une idée de Claude Miqueu, avec l'agrément de François Fortassin. Le plus connu d'entre eux fut Bertrand Barère, Conseiller Général de 1833 à 1839, dont vous pouvez retrouver la vie sur ce site... Merci pour leur collaboration à Mmes et Mrs Alazard, Baron, Arrieu, Cassagnet, Crabot, Cubero, Escafre, Larronde, Rumeau, Vié...

 

 

  Le festival Livres et Plumes a invité Sagapresse pour présenter son exposition sur les origines de la presse régionale en octobre2005 à Capvern- les -Bains et en 2006 pour évoquer Bertrand Barère écrivain.

 Rendez-vous cette année, le 14 octobre 2007 pour une nouvelle édition...

     Renseignements au 05 62 39 03 61

                          
                                        SEMAINE DE  LA PRESSE

à l'école: Découvrez les fiches pédagogiques de pedagopresse1

 

 

DEFILES DE MODE, c'est reparti! 

 La mode a souvent été osée, même par le passé.. Voyez ce qu'en pensait le pape qui, autrefois, se mêlait de tout. Cela devait swinger dans les églises...!